MANIFESTATION

RUSSIE

Publié le 01/02/2021 à 05:31 par fdpu1004
RUSSIE
Russie-Plus de 5.000 arrestations lors de manifestations pro-Navalny
 
 
 
par Maria Tsvetkova et Tom Balmforth
 
RUSSIE-POLITIQUE-NAVALNY-DETENTION:Russie-Plus de 4.500 arrestations lors de manifestations pro-Navalny
© Reuters/MAXIM SHEMETOV LA POLICE RUSSE ARRÊTE PLUS DE 2.700 PERSONNES LORS DE MANIFESTATIONS PRO-NAVALNY

par Maria Tsvetkova et Tom Balmforth

MOSCOU (Reuters) -La police russe a arrêté dimanche plus de 4.500 personnes et dispersé à Moscou et à travers le pays plusieurs manifestations organisées pour protester contre l'arrestation du principal opposant au Kremlin Alexeï Navalny.

Les rassemblements, qui se sont tenus pour le deuxième week-end de suite malgré le froid et une présence policière massive, mettent un peu plus encore la pression sur Vladimir Poutine pour qu'il décide de libérer Alexeï Navalny.

Dans une démonstration de force, la police a verrouillé le coeur de la capitale russe, fermant les rues aux piétons près du Kremlin et des stations de métro tout en déployant des centaines d'officiers anti-émeute.

Une partie du cortège s'est dirigée vers la prison du nord de Moscou où Alexeï Navalny est détenu en scandant "laissez-le partir !". Des manifestants ont aussi levé leurs mains au-dessus de leurs têtes devant une rangée de policiers anti-émeute en scandant "nous ne sommes pas vos ennemis".

Alexeï Navalny a été arrêté le 17 janvier à Moscou après son retour d'Allemagne, où il était soigné pour un empoisonnement survenu en Russie l'été dernier. L'opposant, âgé de 44 ans, accuse le président russe d'avoir ordonné son assassinat, ce que le Kremlin dément.

La Russie explique qu'il n'a pas respecté les termes de sa liberté conditionnelle, des accusations montées de toute pièce selon Alexeï Navalny. Alors que la justice russe doit se prononcer la semaine prochaine, l'opposant politique risque jusqu'à trois ans et demi de prison.

La police avait prévenu que les manifestations n'étaient pas été autorisées et qu'elles seraient dispersées, comme le week-end dernier quand déjà plus de 4.000 personnes ont été interpellées selon OVD-Info, un groupe d'observation des manifestations.

La police a estimé à environ 2.000 le nombre de personnes qui ont participé à la manifestation de dimanche à Moscou. Les journalistes de Reuters ont de leur côté estimé à plusieurs milliers le nombre de manifestants, moins nombreux que le week-end dernier.

"SI NOUS RESTONS SILENCIEUX..."

À Saint-Pétersbourg et à Moscou, la police a utilisé la force pour arrêter les manifestants et a parfois été vue en train d'utiliser des pistolets Taser. Au moins 4.567 personnes ont été arrêtées dans tout le pays dont 1.450 à Moscou, selon OVD-Info.

Yulia Navalnaya, l'épouse d'Alexeï Navalny, a fait partie des personnes arrêtées avant d'être libérée.

"Si nous restons silencieux, ils pourraient venir pour n'importe lequel d'entre nous demain", a-t-elle écrit sur Instagram avant de se joindre aux manifestations.

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a condamné ce qu'il a qualifié d'utilisation persistante de tactiques dures contre des manifestants pacifiques et des journalistes et a appelé à la libération d'Alexeï Navalny.

Le ministère russe des Affaires étrangères a répondu en accusant les États-Unis de faire preuve d'hypocrisie et d'ingérence et de chercher à encourager les manifestations dans le cadre d'une stratégie visant à contenir la Russie.

"Tout le monde sait bien ce que font les États-Unis dans ces cas - ils ouvrent le feu pour tuer", a-t-il déclaré.

Plusieurs nations occidentales ont demandé à Moscou de libérer Alexeï Navalny et ses alliés et appelé le président américain Joe Biden à imposer des sanctions à 35 personnes qui, selon elles, sont de proches alliés de Vladimir Poutine.

Dans la ville extrême-orientale de Vladivostok, des séquences vidéo ont montré des manifestants scandant "Poutine est un voleur" alors qu'ils s'étaient lié les mains et qu'ils défilaient par des températures d'environ -13°C. La police a arrêté plus de 100 personnes dans la ville, selon OVD-Info.

(Avec Gabrielle Tétrault-Farber, version française Gilles Guillaume et Benjamin Mallet)

AUTRE NUIT

Publié le 08/09/2020 à 03:14 par fdpu1004
AUTRE   NUIT
Autre nuit d'affrontements violents avec les policiers à Portland, en Oregon
 
 
il y a 1 jour
 
© Fournis par La Presse Canadienne

PORTLAND, Ore. — Des centaines d'Américains se sont rassemblés dans la nuit de samedi à dimanche à Portland, en Oregon, pour protester contre les injustices raciales et la violence policière, pour une centième nuit de manifestation depuis la mort de George Floyd.

Des cocktails Molotov ont été lancés dans la rue, provoquant un important incendie. Le département de protection contre les incendies a déclaré dans un gazouillis que «des bombes incendiaires ont été lancées vers les policiers».

La police a qualifié la manifestation d'illégale, puis d'émeute. Une vidéo publiée en ligne démontre que des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser la foule.

Les policiers ont procédé à des arrestations, mais le nombre était incertain dans l'immédiat. Lors de la manifestation de la nuit précédente, 27 personnes ont été arrêtées.

Au moins une personne a été blessée, selon la police.

La plupart des manifestants étaient vêtus de noir et s'étaient rassemblés dans un parc de la ville à la tombée de la nuit. De boucliers en bois  avaient été placés sur le gazon pour les manifestants qui souhaitaient s'en servir pour se protéger.

Des fenêtres ont été fracassées, des pierres et autres objets ont été lancés à la police et plusieurs petits incendies ont été allumés.

Les manifestations nocturnes à Portland ont souvent tourné à la violence depuis la fin du mois de mai, soit depuis la mort de George Floyd lors d'une arrestation policière à Minneapolis.

The Associated Press

UN SHÉRIF

Publié le 02/07/2020 à 05:34 par fdpu1004
UN  SHÉRIF
Un shérif de Floride ferait appel aux citoyens armés contre des manifestants
 
 
 
Il y a 2 heures
© Fournis par La Presse canadienne

Un shérif de Floride a déclaré qu'il permettrait à tous les propriétaires d'armes à feu de son comté de l'aider à faire la loi et mettre un terme aux manifestations violentes si ses adjoints ne peuvent gérer la situation seuls.

Le shérif du comté de Clay, Darryl Daniels, n'a donné aucune indication dans une vidéo de trois minutes publiée mercredi que des manifestations sont prévues dans sa banlieue de Jacksonville. Le shérif Daniels a également déclaré qu'il protégerait toute manifestation pacifique, mais a ajouté que si quelqu'un commençait à «déchirer le comté de Clay, cela ne serait pas acceptable».

«Si nous ne pouvons pas vous gérer, j'exercerai le pouvoir et l'autorité en tant que shérif et je ferai des adjoints spéciaux de chaque propriétaire légitime d'armes à feu dans le comté et je les suppléerai à ce seul but: se tenir debout pour éviter l'anarchie», a déclaré Darryl Daniels, arborant un chapeau de cow-boy blanc alors qu'il se tenait devant 18 shérifs adjoints.

Darryl Daniels, qui est afro-américain, a déclaré dans la vidéo que son département avait une «excellente relation» avec ses résidents, mais «si vous venez dans le comté de Clay et pensez une seconde que nous allons reculer, vous vous trompez malheureusement.»

«La seconde où vous sortirez de la protection de la Constitution, nous vous attendrons et vous donnerons tout ce que vous voulez: toute la publicité, toute la douleur, tout le glamour et la gloire...»

Darryl Daniels, un républicain qui termine son premier mandat, sera défié par six adversaires lors des prochaines élections. Il fait l'objet d'une enquête par le Florida Department of Law Enforcement après que son ancien employeur, le Jacksonville Sheriff's Office, a annoncé l'année dernière qu'il avait eu une liaison avec une collègue. Le shérif Daniels, qui est marié, a été accusé d'avoir ultérieurement arrêté la femme à tort. Il a présenté des excuses, mais a déclaré qu'il ne discuterait pas des détails.

The Associated Press

BILAN

Publié le 15/10/2019 à 08:22 par fdpu1004
BILAN

Bilan de crise en Équateur: 8 morts, 1340 blessés

 
 
afp.com
Il y a 2 heures
 
 
 
© Luis ROBAYO Des manifestants indigènes quittent la Maison de la Culture à Quito après un accord avec le gouvernement ayant mis fin aux protestations, le 14 octobre 2019

Le bilan de la crise sociale que vient de traverser l'Equateur, avec de durs affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, est de huit morts et 1.340 blessés, a annoncé lundi un organisme public.

 

Parmi ces 1.340 blessés, certains étaient lundi dans un état critique, a précisé cet organisme public de défense des droits, le Défenseur du peuple.

Au cours de ces douze jours de crise, 1.192 personnes ont été arrêtées, selon la même source.

Le ministère de l'Intérieur a donné un chiffre supérieur d'arrestations. Selon lui, 1.419 personnes ont été arrêtées au cours de la crise.

Parmi elles figurent 54 étrangers, dont des Cubains, des Vénézuéliens et des Colombiens, a déclaré le ministère.

La crise a été provoquée par le doublement du prix des carburants, entraîné par la suppression soudaine des subventions que l'Etat accordait à ce secteur clé de la vie économique de l'Equateur.

La suppression de ces subventions s'inscrivait dans une série de réformes économiques négociées par le président équatorien Lenin Moreno avec le Fonds monétaire international (FMI) en échange d'un prêt de 4,2 milliards de dollars.

Le pays a été à l'arrêt pendant près de deux semaines, entre manifestations, blocages de routes, écoles fermées, transports publics quasi inexistants et puits pétroliers à l'arrêt, ce qui a suspendu la distribution de près de 70% de la production de brut.

Le calme est revenu après la conclusion dimanche soir d'un accord entre le mouvement indigène, fer de lance de la contestation, et le président Moreno, qui a accepté de retirer le décret qui supprimait les subventions des carburants.

Les pertes économiques liées à la crise ont été estimées lundi à au moins 1,5 milliard de dollars par Patricio Alarcon, dirigeant du patronat équatorien.

"Ces journées doivent nous enseigner à privilégier la paix, la stabilité, la sécurité", a déclaré le président Moreno dans un message télévisé enregistré à Guayaquil, la deuxième ville d'Equateur, sur la côte ouest du pays.

C'est là que le président Moreno avait transféré le gouvernement la semaine dernière au plus fort des manifestations et des affrontements à Quito.

LA POLICE

Publié le 09/10/2019 à 05:08 par fdpu1004
LA  POLICE

La police évacue des militants d'Extinction Rebellion à Londres

 
afp.com
Il y a 9 heures
 
 
 
© ISABEL INFANTES Des policiers et des militants écologistes d'Extinction Rebellion devant le ministère de l'Intérieur à Londres le 8 octobre 2019

La police a évacué mardi les militants écologistes d'Extinction Rebellion qui s'étaient installés, notamment avec des tentes, dans le quartier des ministères dans le centre de Londres, a constaté une journaliste de l'AFP.

Depuis lundi, qui marquait le début d'actions prévues pour durer jusqu'à deux semaines dans le monde entier, 471 personnes, dont 212 mardi, ont été interpellées dans la capitale britannique, a indiqué la police sur Twitter.

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La police a sommé les manifestants de contenir leur action à Trafalgar Square et commencé à les déloger des autres endroits du centre de Londres.

"Ils ont débarrassé certaines tentes, mais l'humeur est à l'optimisme", a déclaré l'une des manifestantes à l'AFP.

La police s'affairait également à défaire les liens des manifestants qui s'étaient attachés entre eux, salués par les vivats de la foule.

Lundi soir, le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé les manifestants à abandonner leurs "bivouacs aux senteurs de chanvre" et arrêter de bloquer les rues de Londres.

Extinction Rebellion est né au Royaume-Uni fin 2018 à l'initiative d'universitaires notamment, inspiré par la stratégie de lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis dans les années 60.

Prônant la désobéissance civile, il s'est étendu grâce aux réseaux sociaux et revendique aujourd'hui 500 groupes dans 72 pays. Au Royaume-Uni, il demande notamment la neutralité en matière d'émissions de CO2 en 2025, là où le gouvernement a fixé cet objectif à 2050.

A Londres, Extinction Rebellion espère rassembler 20.000 à 30.000 personnes sur deux semaines pour prendre part aux actions de blocage visant 12 sites, la plupart situés autour de Westminster, où sont concentrés les lieux de pouvoir.

JUSTIN TRUDEAU

Publié le 02/10/2019 à 22:31 par fdpu1004
JUSTIN   TRUDEAU

Justin Trudeau à Montréal: une manifestante agressive est interpellée

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
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MONTRÉAL – Une femme agressive qui manifestait devant un club de boxe de Montréal où se trouvait le premier ministre Justin Trudeau a été interpellée par les policiers, mercredi avant-midi.

Les événements se sont produits à proximité de l’Académie Ness Martial, située à l’angle du boulevard Crémazie Est et de la 16e avenue.

Une poignée de manifestants s’étaient réunis près du bâtiment pour faire connaître leur mécontentement à l’égard des politiques du gouvernement Trudeau.

 

Avant même que Justin Trudeau ait quitté l’endroit, une jeune femme qui faisait preuve d’agressivité envers les policiers a été menottée et placée dans une auto-patrouille.

«Elle a simplement été conduite un peu plus loin et un constat d’infraction lui a été remis pour entrave au travail des policiers», a indiqué l’agent Jean-Pierre Brabant, porte-parole de la police de Montréal.

Aucune accusation criminelle ne sera toutefois portée contre elle.

C’est la deuxième fois en l’espace de quelques jours que les policiers doivent intervenir auprès de manifestants qui protestent contre Justin Trudeau.

Vendredi dernier, les autorités ont dû réagir promptement pour arrêter un homme qui venait de lancer des œufs au chef du Parti libéral durant la grande marche pour le climat, qui se tenait dans les rues de Montréal.

MANIFESTATION

Publié le 28/09/2019 à 05:07 par fdpu1004

Manifestation d’anarchistes: la police procède à deux arrestation 

 
 
[EN IMAGES] Manifestation d’anarchistes: la police procède à deux arrestations
Thierry Laforce / SCOOP / AGENCE QMI
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Deux manifestants anarchistes ont été arrêtés vendredi soir lors d’une manifestation tenue dans le secteur du square Victoria, à Montréal, quelques heures après la fin de la marche pour le climat qui, elle, s’est déroulée dans le calme.

Une centaine de personnes avait commencé à se rassembler en fin d’après-midi au square Victoria où du vandalisme, notamment sur une statue, a été observé. Une structure en bois a par ailleurs été érigée en pleine rue près du parc.

Les policiers ont demandé aux manifestants à maintes reprises de se disperser, mais ceux-ci n'ont pas obtempéré.

 
[EN IMAGES] Manifestation d’anarchistes: la police procède à deux arrestations
Thierry Laforce / SCOOP / AGENCE QMI

Puis, vers 18 h 45, ils ont commencé à se masquer, a indiqué le Service de police de la Ville de Montréal qui avait prévu un fort déploiement dans le secteur.

[EN IMAGES] Manifestation d’anarchistes: la police procède à deux arrestations
Thierry Laforce / SCOOP / AGENCE QMI

Quelques minutes plus tard, le feu a été mis à la structure de bois. Les manifestants se sont alors mis à marcher sur la rue Saint-Antoine vers l’est en lançant des pièces pyrotechniques dans les airs et des objets sur les policiers, a mentionné l’agent Manuel Couture, du SPVM.

[EN IMAGES] Manifestation d’anarchistes: la police procède à deux arrestations
Thierry Laforce / SCOOP / AGENCE QMI

C’est à ce moment, soit vers 19 h, que les policiers ont commencé à les disperser à l’aide d’irritants chimiques. Les derniers manifestaient ont été dispersés vers 19 h 30.

Deux arrestations ont eu lieu, pour entrave au travail des policiers et pour voies de fait.

[EN IMAGES] Manifestation d’anarchistes: la police procède à deux arrestations
Thierry Laforce / SCOOP / AGENCE QMI

Plusieurs méfaits – vitrines de commerces brisées, notamment - ont aussi été recensés par la police dans le secteur où cette manifestation a eu lieu.

POUR

Publié le 22/09/2019 à 05:15 par fdpu1004
POUR

Pour cette 45e journée de mobilisation, peu de manifestants arboraient un gilet jaune, pourtant symbole de ce mouvement.

© LUCAS BARIOULET - AFP Un gilet jaune ce samedi 21 septembre 2019

Les gilets jaunes voulaient faire leur grand retour ce samedi à Paris. Mais la mobilisation n'a pas été aussi forte qu'attendue et a été éclipsée par la marche pour le climat et les heurts qui ont éclaté dans son cortège entre black blocs et forces de l'ordre.

 

Des "gilets jaunes" sans gilet jaune

La journée de mobilisation des gilets a démarré place de la Madeleine, où les forces de l'ordre, au dispositif musclé, ont dispersé environ 300 personnes qui tentaient de se rassembler à l'appel d'Attac et Solidaires, malgré l'interdiction formulée vendredi par la PP.

Des manifestants ont également été bloqués dans le quartier de la gare Saint-Lazare. Pour la première fois, pour cet acte 45 des gilets jaunes, la plupart des manifestants se revendiquant de ce mouvement social né le 17 novembre 2018 ne portaient pas ce vêtement, jusque-là incontournable dans leurs cortèges.

Des heurts sur les Champs-Élysées

C'est ensuite autour des Champs-Elysées que la situation s'est tendue, avec des charges des forces de l'ordre et des manifestants qui ont renversé poubelles et barrières. Des slogans antipolice et anticapitalistes ont été entendus. Là encore, chaque attroupement était encerclé et dispersé, selon un journaliste de l'AFP. Aux "dispersez-vous"de la police, certains répondaient "Cassez-vous" ou "Tout le monde déteste la police".

À plusieurs reprises, des petits groupes de gilets jaunes ont tout de même réussi à pénétrer sur les Champs-Élysées. Mais à chaque fois, policiers et gendarmes les ont repoussés, et ont chargé plusieurs fois contre les manifestants. Les gilets jaunes se sont ainsi dispersés, et certains ont continué leur parcours aux côtés des militants écologistes qui participaient à la marche pour le climat.

Ce samedi soir, quelques groupes de manifestants, certains entonnant des chants symboliques des manifestations de gilets jaunes, étaient toujours présents sur les Champs-Élysées, où les forces de l'ordre tentaient de les disperser à coups de gaz lacrymogènes.

À 20 heures, 120 personnes avaient été placées en garde à vue dans la capitale selon le parquet de Paris.

LA MEUTE

Publié le 08/05/2019 à 08:39 par fdpu1004
LA  MEUTE

La Meute manifeste pour la laïcité à Québec

 
 
CBC/Radio-Canada        
 
 
 
 
© Daniel Coulombe

Quelques dizaines de membres du groupe identitaire La Meute se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale, mardi soir, afin d'exprimer leur appui au projet de loi 21 sur la laïcité.

La manifestation coïncidait avec le début des consultations publiques sur la proposition législative du gouvernement Legault, qui vise notamment à interdire le port de signes religieux à certaines catégories d’employés de l’État.

Le porte-parole de La Meute, Sylvain Brouillette, estime que le projet de loi 21 répond à plusieurs revendications que le groupe a exposées dans son manifeste.

« On a demandé au gouvernement de faire la promotion de la laïcité pour les personnes en position d'autorité [et] c'est exactement ce que le gouvernement Legault propose aujourd'hui », se réjouit M. Brouillette.

On est […] très satisfait du projet de loi 21. C'est déjà un bon début puis on va voir avec le temps où ça va mener.

Sylvain Brouillette, porte-parole, La Meute
Daniel Coulombe© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation Daniel Coulombe Quelques réserves

Le porte-parole reconnaît toutefois s’opposer à certaines mesures proposées par le gouvernement, telles que la clause de droit acquis offerte aux employés portant déjà des signes religieux.

« Au lieu d'avoir un droit acquis, on aimerait mieux qu’il y ait un délai de peut-être un ou deux ans pour permettre aux gens de s'ajuster plutôt qu'un droit acquis, parce que ça va devenir compliqué avec le temps », soutient Sylvain Brouillette.

Le rassemblement de La Meute s’est déroulé dans le calme, et ce, malgré la présence de trois contre-manifestants cagoulés vêtus de noir qui ont harangué ses membres.

Les policiers se sont rapidement interposés entre les deux groupes.

 

 

ON A BESOIN DE VOUS

Publié le 05/05/2019 à 06:20 par fdpu1004
ON  A  BESOIN   DE  VOUS

On a besoin de vous!": l'appel des pro-Guaido aux casernes de Caracas

 
 
afp.com
 
 
  © YURI CORTEZ Des partisans de l'opposition vénézuélienne, comme cet homme au corps peint aux couleurs du drapeau national, manifestent devant les forces anti-émeute près de la base militaire de La Carlota, à Caracas le 4 mai 2019.

Fransenia Toro a mis ses espoirs dans ce papier: un tract dans lequel Juan Guaido appelle les troupes vénézuéliennes à le rejoindre. Elle pensait le distribuer samedi aux soldats d'une caserne de Caracas, mais ses espoirs se sont envolés quand un militaire l'a brûlé. "J'ai ressenti de la rage", dit-elle.

Une femme s'adresse aux forces anti-émeute durant une manifestation de l'opposition vénézuélienne près de la base militaire de La Carlota, à Caracas le 4 mai 2019.© YURI CORTEZ Une femme s'adresse aux forces anti-émeute durant une manifestation de l'opposition vénézuélienne près de la base militaire de La Carlota, à Caracas le 4 mai 2019.

A l'origine de ce tractage, Juan Guaido, l'opposant au président Nicolas Maduro, qui tente une nouvelle fois de s'allier l'armée, quatre jours après un appel au soulèvement militaire qui s'est rapidement dégonflé.

A Caracas, cette nouvelle tentative en direction des troupes semble ne pas avoir eu un grand succès. Ils étaient peu nombreux à avoir répondu à son appel de se rendre "en paix" devant les bases et casernes pour distribuer le tract, selon des journalistes de l'AFP.

A quelques centaines de mètres du quartier général de la Garde nationale bolivarienne, protégé par policiers et gardes, Fransenia Toro, 19 ans, dit avoir "ressenti de la rage" lorsqu'un soldat s'est emparé du tract pour le brûler.

Un homme brandit le drapeau vénézuélien durant une manifestation de l'opposition près de la base militaire de La Carlota, à Caracas, le 4 mai 2019.© YURI CORTEZ Un homme brandit le drapeau vénézuélien durant une manifestation de l'opposition près de la base militaire de La Carlota, à Caracas, le 4 mai 2019.

"Sous aucun prétexte, les Forces armées ou quelque corps des forces de sécurité que ce soit ne fera l'objet de chantage, ne pourra être acheté, ni ne trahira la patrie", lance, en guise d'avertissement, un supérieur du soldat chargé de mettre le feu au papier.

Face à quatre casernes et bases de Caracas, les opposants, brandissant des drapeaux et des pancartes, tentent de s'approcher au plus près pour distribuer le texte, mais ils en sont empêchés par les troupes postées devant.

"Nous demandons à nos soldats qu'ils nous rejoignent, parce qu'on a vraiment besoin d'eux", explique Maribel Galeno, 54 ans.

José Aparicio, un avocat de 67 ans, assure avoir été à plusieurs des nombreuses manifestations organisées par Juan Guaido pour tenter de pousser Nicolas Maduro vers la sortie. "Moi, je vais continuer à protester dans la rue jusqu'à la fin parce que je ne quitterai ce pays sous aucun prétexte", dit-il.

- "La situation est catastrophique" - 

 

L'offensive de Juan Guaido en direction des militaires illustre tout leur poids au Venezuela: ils contrôlent le secteur pétrolier et plusieurs ministères sont dirigés par des hauts gradés. Mais, pour l'heure, l'état-major est toujours fidèle au chef de l'Etat.

Depuis l'"escarmouche putschiste" de mardi matin, Nicolas Maduro s'est rendu dans deux casernes pour s'assurer de sa loyauté et il a promis de punir les "traîtres" responsables, selon lui, de la tentative de soulèvement militaire.

Samedi, tout en appelant à la "discipline" et à l'"obéissance", il a ordonné à l'armée de se tenir "prête" face à l'éventualité d'une attaque américaine pour le renverser.

Oscar Arnal, professeur de droit et opposant à Nicolas Maduro, a lui aussi répondu présent à la distribution de tracts aux membres de la Garde nationale bolivarienne à Caracas, car "les Forces armées sont les seules à pouvoir remettre de l'ordre" au Venezuela, atteint par une crise politique doublée d'une redoutable crise économique.

Les militaires aussi "connaissent des difficultés parce que leurs soldes ne leur permettent pas de vivre. Ils sont comme le reste de la population. La situation est catastrophique", estime-t-il.

L'hyperinflation devrait atteindre 10.000.000% cette année, selon le Fonds monétaire international (FMI), les coupures de courant se multiplient, tout comme les pénuries de médicaments.

Pour Nicolas Maduro, la situation est due aux sanctions américaines contre le Venezuela. A l'inverse, Juan Guaido et ses partisans expliquent la crise par l'"incurie" et la "corruption" du pouvoir chaviste.

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